Michael Myers a quitté Dead by Daylight pour voler de ses propres ailes dans Halloween : The Game. Sans vouloir offenser qui que ce soit, il aurait mieux fait de rester. Les sessions n’ont plus trop la même saveur sans lui…
Testé sur PS5, 3h de jeu, avec notre propre exemplaire acheté.
Connaissez-vous cette blague de Robot Chicken dans laquelle l’affreux Gargamel attrape enfin les Schtroumpfs après tant d’années et les cuisine, jusqu’à les trouver mauvais et les jeter à la poubelle ? Voilà exactement ce que nous avons ressenti devant Halloween: The Game, après avoir attendu des années qu’une équipe se décide à bâtir un jeu à l’effigie de l’un des plus grands tueurs du slasher.
Pour rappeler les prémisses de ce projet qui attisait notre curiosité, en décembre 2025, Behaviour annonçait le retrait du chapitre Halloween de Dead by Daylight. Ils n’ont pas eu besoin de se justifier mais la logique fait que notre croque-mitaine favori est parti pour son propre jeu à lui, ce qui n’était pas arrivé depuis des années. Précisons tout de même, pour éviter le drame que ceux qui possédaient le chapitre avant la date conservent Michael, Laurie Strode et la carte d’Haddonfield. Ils vont pouvoir faire la comparaison en direct, parce que ce n’est pas une bonne nouvelle pour Halloween: The Game.

Halloween : The Game peine vraiment à séduire…
Malheureusement, si notre excitation de découvrir Halloween The Game était grande, une part de nous-même avait des inquiétudes. Après tout, le pedigree du studio aurait dû alerter. IllFonic est l’auteur de Friday the 13th The Game et Predator Hunting Grounds. Deux jeux multijoueurs asymétriques sous licence que tout le monde semble avoir oublié.
Pourtant, tout y est dans Halloween : The Game. Le croque-mitaine d’Haddonfield dispose de six compétences comme se déplacer dans l’ombre, détecter les cibles proches, couper les lumières d’un regard. En vue subjective, il peut traquer ses victimes pour faire grimper leur jauge de peur et les rendre vulnérables. Les survivants, eux, doivent réparer une voiture, alerter la police ou fuir.

Tout cela aurait pu donner un jeu de qualité s’il ne se terminait pas aussi vite. Le mode histoire solo se termine en 2h, montre en main, découpé en cinq chapitres qui se contentent juste de revisiter le premier film de John Carpenter du point de vue de Michael Myers. Toutes personnes qui s’attendaient à un nouveau conflit entre Laurie et Michael sous fond de sauvagerie comme Halloween Kills seront très vite déçus.
Pire encore, Halloween : the Game est d’un ennui mortel. On fait toujours la même chose, on déclenche souvent les mêmes interactions et, malgré tout, on n’a pas vraiment l’impression d’incarner le croque-mitaine. Michael était cent fois plus terrifiant dans Dead by Daylight, que cela soit en joueur ou en ennemi. Il n’a absolument rien d’une menace. Néanmoins, les éliminations environnementales sont très réussies et procurent un malin plaisir… mais après une petite heure de jeu, plus rien ne tient sur la durée. En multi-joueurs, les parties s’étirent sans qu’il ne se passe grand-chose, et l’on finit par courir dans une ville déserte en espérant réussir son objectif ou se faire trucider.
Vous l’aurez compris, il est difficile de recommander Halloween : The Game, et c’est d’autant plus regrettable qu’il avait énormément d’ingrédients pour réussir son adaptation. Peut-être trouverons nous plus d’intérêt dans le récent Hellraiser Revival qui ne se lance pas à son tour dans un multijoueur asymétrique.
Michael Myers, on attendra que tu reviennes sur Dead by Daylight pour recommencer le carnage. Tu n’as vraiment pas l’air en forme…



