Max Payne 3 est un jeu culte qui nous avait laissé avec un sentiment mitigé à son époque. Récemment, Dan Houser s’est exprimé sur l’échec du jeu en citant les raisons qui ont divisé les fans. Et si c’était lui, le véritable ratage de Rockstar Games ?
Alors qu’un remake de Max Payne approche (sans date) chez le studio Remedy, Max Payne 3 n’était pas signé de son studio original mais repris par Rockstar Games. Le flic le plus torturé du jeu vidéo reprenait du service sous le soleil de Sao Paulo. Si le gameplay reprenait la force des précédents titres avec brio, ce troisième opus nous avait laisser un sentiment mitigé à l’époque. Jouissif et s’imposant immédiatement comme l’un des meilleurs TPS de cette année 2012 déjà bien gâtée dans le genre, l’ambiance film noire et l’écriture si raffinée de Sam Lake nous avait cruellement manqués.
Pourtant, c’était un titre qui frôlait presque sans faute entre ses animations d’une violence brutale (le moteur graphique Euphoria était stupéfiant), son bullet time qui mettait la formule dans son apothéose et atmosphère au changement radical. Seulement voilà, incarnions vraiment le policier si torturé de Remedy dans la suite de Rockstar Games ? Le studio aurait pu nous mettre dans la peau d’un personnage campé généralement par Liam Neeson au cinéma que nous n’aurions pas vu la différence. Si un grand jeu, ne respecte pas son identité, alors il décevra malgré tout…
De toute évidence, nous n’étions pas les seuls à nous poser la question puisque Take Two, maison mère de Rockstar Games, douchait l’enthousiasme des critiques. En effet, dans son bilan financier pour le premier trimestre de l’exercice 2013, l’éditeur concédait des résultats nettement inférieurs aux prévisions. Il faut dire que cette période du gaming sonnait le glas du TPS, les FPS comme Call of Duty étant au sommet des ventes. Ainsi, des gros titres comme ce Max Payne 3 ou l’insoutenable Spec Ops The Line n’avait pas réussi à trouver son public, malgré leur statut de jeu culte.

Dan Houser reconnaît l’échec de Max Payne 3 !
J’ai échoué.
Je me suis complètement trompé, je connais bien Sam Lake, c’est quelqu’un de très bien et de très talentueux. Je pensais que nous avions fait du bon travail en créant un autre Max Payne. Certaines personnes ont aimé le jeu, beaucoup d’autres non. Nous nous sommes trompés, ou plutôt je me suis trompé. J’ai échoué, ma contribution n’a clairement pas été une réussite
Soulignons que deux mois après la sortie de Max Payne 3, Rockstar Games avait fermé définitivement son studio de Vancouver. Officiellement, il s’agissait d’une simple fusion avec Rockstar Toronto pour gratter quelques crédits d’impôt en Ontario mais, officieusement, il en est tout autre. L’équipe derrière le culte Bully (Canis Canem Edit) venait de signer son tout dernier titre.
Les développeurs ont été reclassés, mais l’entité Vancouver, elle, a été rayée de la carte dans la foulée du tir groupé de Take-Two. Quand on pense aussi à l’équipe derrière LA Noire, on ne peut s’empêcher de penser que Rockstar Games n’a aucune pitié…



